- L'astragale de Montpellier -

On la surnomme esparcette bâtarde parce qu'elle a un air de famille avec le sainfoin (esparcette vraie)...

 

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Photographiée sur le bord du chemin de Rieucros près de Mende

Etendard dépassant nettement les ailes...

La fleur peut être violette, rose ou, comme ici,  purpurine...

 

L'astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanus) est une plante de la famille des Fabacées. C'est l'une parmi les 2500 espèces que compte le genre Astragale !
 

Elle pousse surtout dans le sud de la France et de l'Europe, mais on peut la rencontrer jusque dans la région parisienne où elle est cependant rare. On la trouve surtout dans les collines ou en moyenne montagne, avec une nette préférence pour les sols calcaires (pelouses, lieux rocailleux).

 

Plante herbacée acaule (sans tige) poussant en touffes, d'une hauteur ne dépassant pas 20 cm, elle possède des fleurs roses, purpurines ou violacées en groupe de 7 à 20 et dont le pédoncule est au moins aussi grand que les feuilles. Le calice vert et tubulé présente des dents aiguës. La corolle possède un étendard dépassant nettement les ailes et la carène. Les feuilles sont imparipennées à nombreuses folioles vertes (souvent de 21 à 41 pour l'espèce).

 

Cette plante a été protégée pendant 13 ans suite à une erreur lors de la création de la liste des espèces protégées.

 

Sa cousine orientale Astragalus gumifer a connu son heure de gloire dans le passé. Elle pousse en Iran et a fourni la gomme adragante depuis des siècles, liquide visqueux, indispensable il y a encore quelques années, à la confection de nombreuses préparations de la pharmacopée notamment les potions et les pilules.

 

De nombreux pharmacologues s'intéressent aux principes actifs des Astragales et ont confirmé les utilisations traditionnelles de l’astragale, notamment Astragalus membranaceus ou Huang QI (l’énergie jaune) en prouvant l’effet tonifiant de l’astragale sur le système immunitaire et son action protectrice contre les bactéries et les virus. Cette plante est un complément idéal dans les chimiothérapies à répétition car elle tonifie l’immunité (en particulier les cellules T4), protège les fonctions hépatiques et réduit les oedèmes.